Le 22 août 2024, la Commission Technique de Lutte contre l’Apatridie (CTLA), en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), a organisé un atelier à la mairie de Goma, dans la province du Nord Kivu. Cet événement avait pour thème l’appropriation provinciale de la lutte contre l’apatridie.
L’apatridie est un problème mondial qui prive des millions de personnes de leur nationalité, les empêchant ainsi d’exercer pleinement leurs droits fondamentaux et de participer activement à la vie de la société. Dans un pays comme la République du Congo, environ 200 000 personnes sont potentiellement à risque d’apatridie.
L’atelier a réuni divers acteurs, dont des représentants de la société civile, des agents de l’état civil, et des experts du HCR et du CNR. Les discussions ont porté sur les défis spécifiques liés à l’apatridie dans la région du Nord Kivu, ainsi que sur les mesures concrètes à prendre pour prévenir et éradiquer ce phénomène.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés a salué l’engagement de la République du Congo dans la lutte contre l’apatridie. En effet, le pays a récemment adhéré à deux conventions majeures visant à mettre fin à ce problème : la Convention de 1954 sur le statut des apatrides et la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie. Cette avancée témoigne de la volonté politique du pays de résoudre cette question cruciale pour des millions de personnes à travers le monde.

Depuis 2018, plus de 30 300 actes de naissance ont été délivrés à des personnes présentant un risque d’apatridie en République du Congo, dont 5 300 à des autochtones particulièrement vulnérables. Ces efforts s’inscrivent dans le cadre de l’appui du HCR visant à améliorer les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et à lutter contre l’apatridie dans le pays.
L’atelier de Goma a permis de renforcer la sensibilisation et la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la lutte contre l’apatridie. Il s’agit d’une étape importante vers une meilleure protection des droits des personnes touchées par ce problème.
En conclusion, la mobilisation de la CTLA, du HCR et des autres parties prenantes est essentielle pour garantir que chaque individu puisse jouir de sa nationalité et de ses droits fondamentaux, quel que soit son lieu de naissance ou son origine.

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