Le premier épisode du projet Fikra s’est tenu à la Bibliothèque de la Maison des Jeunes autour du roman Mwana Katanga, les années de feu de l’auteur Guy Muyembe. Organisée par les Éditions Fleuve de l’Intrigue, la rencontre a ouvert un débat de plus de deux heures trente sur les traumatismes liés aux conflits armés et leurs conséquences sur les rapports sociaux.
La littérature a servi de point de départ à une réflexion sur les blessures de la guerre. À la Bibliothèque de la Maison des Jeunes, les Éditions Fleuve de l’Intrigue ont réuni des lecteurs et des passionnés de littérature pour le premier épisode de Fikra, un espace consacré au débat et à la pensée critique.
Au centre des échanges, Mwana Katanga, les années de feu, un roman policier et sociopolitique de l’écrivain Guy Muyembe. L’ouvrage plonge le lecteur dans des réalités marquées par les conflits armés et met en scène le contraste entre les ambitions humaines et les conséquences d’actions dont les motivations peuvent être nourries par la malveillance, la violence ou les traumatismes.
Pendant plus de deux heures trente, les participants ont décortiqué l’œuvre, confrontant leurs différentes lectures. L’intrigue du roman a progressivement conduit les échanges vers des questions qui dépassent le cadre littéraire.
Des blessures qui continuent de peser sur les relations sociales

La gestion des blessures laissées par les conflits a notamment occupé une place importante dans les discussions. Les participants ont interrogé la manière dont les traumatismes peuvent influencer les comportements, la confiance et les rapports entre les individus.
Cette réflexion prend une dimension particulière dans une région où de nombreux jeunes ont grandi dans un contexte de conflits. Pour certains, la guerre ne relève plus seulement de la mémoire collective : elle constitue une réalité dans laquelle ils sont nés et ont grandi.
Le débat a ainsi posé une question essentielle : comment construire des relations sociales apaisées lorsque les blessures individuelles et collectives continuent de peser sur les comportements ?
Loin d’une simple présentation de livre, la rencontre s’est transformée en un échange ouvert, ponctué d’interventions du public, de confrontations d’idées et de réflexions sur les réalités sociales évoquées par le roman.
Fikra, au-delà de la lecture

À travers ce premier épisode, le projet Fikra entend faire de la littérature un espace de questionnement. L’objectif n’était pas seulement de parler d’un livre, mais de partir du récit pour regarder autrement les réalités de la société et encourager chacun à construire sa propre réflexion.
La rencontre a été modérée par Mme Bethy Lusambya, dont l’intervention a accompagné la richesse et la spontanéité des échanges.
Avec ce premier rendez-vous, les Éditions Fleuve de l’Intrigue donnent ainsi naissance à un espace de dialogue où la littérature rencontre les préoccupations de la société.
Le premier épisode de Fikra a vécu. La réflexion, elle, se poursuit.
Basubi wa Basubi Goma
Crédit photo : Édition fleuve de l’intrigue.
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