La République Démocratique du Congo (RDC) se trouve au cœur d’une affaire de détournement de fonds d’une envergure considérable. La justice congolaise a activé des procédures judiciaires suite à la publication d’un rapport accablant de l’Inspection Générale des Finances (IGF). Ce dernier met en lumière une gestion « opaque » de la Banque Centrale du Congo (BCC) entre 2018 et 2020, sous la direction de Deogratias Mutombo Muana Nyembo, son ancien gouverneur.
Le rapport de l’IGF révèle un détournement massif de 315 612 000 USD, correspondant aux avances fiscales de la société minière Gecamines, entre 2012 et 2020. Ce montant concerne des fonds qui, selon l’IGF, ont été illégalement attribués ou mal utilisés au détriment des finances publiques.
Face à ces révélations, le ministre de la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, a annoncé que des mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre les personnes impliquées. Ces mandats ont été transmis à plusieurs pays dans le but de localiser et d’appréhender les suspects incriminés dans cette affaire de grande ampleur.
Les autorités congolaises, sous pression de la société civile et de la communauté internationale, ont déclaré qu’elles s’engagent à faire toute la lumière sur ce scandale financier et à poursuivre les responsables de ces malversations, quel que soit leur statut.
Cette affaire vient souligner les défis auxquels le pays est confronté en matière de gouvernance et de transparence financière, tout en exacerbant les tensions autour de la gestion des ressources naturelles en RDC, un secteur crucial pour l’économie du pays.

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