
Durant trois jours, le Centre Bwami a réuni des participants autour d’un atelier consacré aux fondamentaux de l’écriture. Pensé autour du triptyque « penser, créer, écrire », l’atelier a exploré la logique, la stylistique, l’écriture du vécu ainsi que l’usage responsable et éthique de l’intelligence artificielle.
Écrire ne se résume pas au fait de remplir une feuille. Derrière un texte, il y a une manière singulière de transmettre.
C’est dans cette perspective que le Centre Bwami a organisé cet atelier de trois jours, avec l’ambition de revenir aux différentes étapes qui précèdent et accompagnent l’acte d’écrire.
Le Centre Bwami était représenté par Mme Clotilde Mulashe. La formation a été conduite par l’écrivain-éditeur Ghislain Kabuya comme facilitateur principal, accompagné de Désiré Kabale de la librairie Sim, et du célèbre Chef des travaux Gervais Chirhalirwa.
Penser avant d’écrire
Le programme s’est articulé autour de plusieurs fondamentaux de l’écriture. La logique a permis d’interroger la construction et l’enchaînement des idées. La stylistique a porté sur la manière de donner une forme et une identité au texte. Les échanges ont également abordé l’écriture du vécu ainsi que les enjeux liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les pratiques d’écriture.
L’écriture devient alors un moyen de laisser une empreinte, de développer un style et de donner au texte une profondeur qui dépasse la simple recherche de belles formulations.
L’expérience d’un poète-slameur

Parmi les participants, Asaph Andema, artiste, poète-slameur de Bukavu, membre du collectif Bukavu Slam Session / Passe-Moi L’Mike, connu sur scène sous le nom de EL-POETA.
Sa présence à l’atelier s’est inscrit grâce à une opportunité lui offerte par le collectif Bukavu Slam Session.
« Ces trois jours d’atelier ont été pour moi une expérience très enrichissante. J’ai appris à mieux comprendre les différentes étapes de l’écriture, de la réflexion jusqu’à la création. »
Les exercices et les échanges l’ont également amené à réfléchir à sa propre pratique artistique.
« Les échanges et les exercices m’ont permis de réfléchir davantage à ma manière d’écrire, à ma responsabilité en tant qu’auteur, poète-slameur, et à l’importance de bien structurer ses idées avant de les mettre sur papier ou les transmettre au grand public. »
L’écriture face à l’intelligence artificielle
L’utilisation de l’intelligence artificielle a également occupé une place dans les échanges. L’enjeu abordé était celui de la responsabilité de l’auteur dans son utilisation.
Pour Asaph Andema, cette réflexion a particulièrement retenu son attention.
« J’ai aussi beaucoup apprécié les discussions sur l’écriture du vécu et l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle. Je retiens surtout qu’écrire, ce n’est pas simplement trouver de beaux mots, c’est aussi avoir quelque chose de vrai à dire et savoir comment le transmettre. »
Cette réflexion rejoint l’un des axes centraux de l’atelier : la qualité d’un texte ne repose pas uniquement sur sa forme.
Pour le jeune Slameur : « Ça m’a permis d’améliorer ma façon de penser, de structurer mes idées pour donner plus de sens et de logique à mes écrits. En tant que slameur, cela m’aidera à mieux porter ma voix et mes messages. »
À l’issue de l’atelier, il retient notamment l’acquisition de nouvelles connaissances et l’envie de poursuivre son apprentissage.
« Ce fut pour moi une belle expérience avec de nouvelles connaissances, de nouvelles idées et surtout l’envie de continuer à progresser dans mon art. »
L’atelier s’est clôturé dans une ambiance électrique, au terme d’échanges et d’exercices qui ont placé la pratique de l’écriture au centre de la rencontre.
Basubi wa basubi
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